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Témoignages de patients

Témoignages de patients

1) Témoignage de M. D G, TDA ayant terminé les 6 premiers mois de son protocole complet en juin 2020. Il est revenu faire son EEGq de contrôle 6 mois plus tard avec encore de belles améliorations. Voici son récit :

« Le neuro-feedback semble être une vraie solution lorsque l’on prend les dispositions nécessaires en parallèle pour une meilleure gestion du quotidien et de ses émotions. Ce qui, je pense, correspond à nos attentes quand nous recourons à ce genre de démarche. Pour moi ces conditions qui assurent son succès étaient réunies à partir du moment où elles s’accompagnait d’une certaine volonté notamment en honorant chacun des rdv (2 par semaines), en se mettant dans les meilleures conditions émotionnelles et organisationnelles en parallèle ce qui n’était pas forcément évident pour une personne dite « TDA » comme moi. Egalement, l’accompagnement de Sarah ainsi que son écoute ont été des facteurs décisifs dans mon suivi du protocole et m’ont permis de maintenir cette motivation si importante pour le bon déroulé de cette expérience. Je recommande donc le neuro-feedback comme alternative à la médication (qui pour ma part était lourde sans réel résultat) dans l’amélioration des conditions de vie des personnes ayant ce qu’on appelle un TDA. »

TDAH, neurosciences et neurofeedback

TDAH, neurosciences et neurofeedback :

Comment le neurofeedback peut être une prise en charge efficace du TDAH sur le long terme ?

Grâce aux neurosciences de nouvelles perspectives existe et sont efficaces pour prendre en charge le TDAH. Ce trouble se regroupe généralement autour de 3 sphères :

  • L’inattention
  • L’hyperactivité
  • L’impulsivité

Mais aussi :

  • Les comorbidités
  • Les symptômes dit « non TDAH »

 

Tout d’abord qu’est-ce que le TDAH : Trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité ?

1 – Les symptômes primaires :

En fonction de la présentation des symptômes cliniques ainsi que de la sévérité des symptômes, il faut retenir que la population dite « TDAH « est très hétérogène. Autrement dit il y a une très grande variété dans les manifestations et présentations de ce trouble. Chaque personne TDAH est unique et à prendre en charge dans son ensemble dans un modèle bio-psycho-social.

Les personnes TDAH sont une des populations avec des manifestations cliniques les plus hétérogène qu’il existe. Attention donc aux prises en charge dites « classique » pour un diagnostic « TDAH » qui ne prendrait pas bien en compte de quel symptôme souffre réellement le patient.

 

Pour avoir le diagnostic de TDAH selon le DSM -V

Critère A1 : Inattention

Critère A2 : Hyperactivité /impulsivité

Impulsivité par exemple :

  • La personne laisse souvent échapper la réponse à une question qui n’est pas encore entièrement posée
  • A souvent du mal à attendre son tour
  • Interrompt souvent les autres ou impose sa présence (par exemple fait irruption dans les conversations ou dans les jeux)

Attention, les autres critères du diagnostic sont :

  • Les symptômes (six ou plus chez les jeunes / cinq ou plus chez les adolescents et adultes) doivent être présents depuis au moins 6 mois à un degré qui est incompatible avec le niveau de développement et qui ont une conséquence directe sur les activités sociales et scolaires/ professionnels.
  • Certains des symptômes qui affaiblissement les facultés étaient présents avant l’âge de 12 ans.

 

N’oublions pas que le TDAH est un trouble neurodéveloppemental. Typiquement le développement des capacités attentionnelles se fait avant 12 ans, âge auquel des mécanismes fondamentaux sont déjà mis en place. Si trouble il y a, il devrait généralement se manifester avant cet âge.

Malgré cela beaucoup d’adultes aujourd’hui se font diagnostiquer tardivement du TDAH.

En effet ce trouble n’était pas très bien diagnostiqué auparavant et ce sont des personnes qui ont pu être qualifié d’anxieux ou de dépressif avant d’obtenir le diagnostic du trouble de l’attention.

 

2 – Les comorbidités :

Les comorbidités sont très importantes chez les TDAH. Seulement 1/3 de la population TDAH souffrent uniquement de problèmes d’attention avec ou sans hyperactivité. Les 2/3 restants ont un trouble associé type troubles DYS, troubles émotionnels ou troubles du comportement comme le TOP (trouble d’opposition avec provocation).

15 à 20% de la population TDAH vont être atteint par 2 comorbidités et

12 à 15% de cette même population vont être atteint par 3 comorbidités donc avec des difficultés plus importantes.

Presque 1 personne TDAH sur 2 va être atteinte par un trouble des apprentissages alors que dans la population globale cela ne représente que 5% des personnes.

¼ des enfants TDAH sont également atteint d’un trouble du comportement type TOP (trouble de l’opposition avec provocation) qui est le trouble le plus courant.

3 – Les symptômes « non TDA/Hs »

Ces troubles non spécifiques au TDAH peuvent être tout aussi perturbant pour l’attention.

Prenons le cas de l’anxiété par exemple : une personne très anxieuse qui a des ruminations aura du mal à se concentrer et à écouter le professeur par exemple. Cette personne a des problèmes attentionnels qui sont induit par ce trouble émotionnel.

Pour ce type de profil TDAH, il faut être très prudent avec la prise de médicament de type psychostimulants car on sait qu’un des effets secondaires possible est d’augmenter l’anxiété (via un mécanisme d’augmentation du système nerveux sympathique afin d’aider pour l’attention => cela peut donc déclencher des crises d’angoisse ou de panique).

Il faut donc bien prendre en compte chaque personne dans son ensemble et dans son modèle bio-psycho-social car une multitude de troubles peuvent altérer l’attention :

Qu’en dise les neurosciences ?

Comme dit précédemment le TDAH est un trouble NEURO DEVELOPPEMENTAL

1 – La partie NEURO du TDAH est très documentée scientifiquement et on connait bien les mécanismes et anomalies du TDAH sur plusieurs niveaux :

  • La transmission de la dopamine :
  • Une anomalie du niveau des récepteurs D2 et D4
  • Une anomalie du transporteur DAT1

Anatomie structurelle :

Grâce à plusieurs outils en neuro imagerie fonctionnelle, on peut identifier au niveau structurel les anomalies des personnes atteintes d’un TDAH dans les régions essentielles de l’attention et dans les régions des fonctions du contrôle moteur.

  • Contrôle moteur (ganglions de base, cervelet)
  • Attention (cingulaire antérieur, cortex préfrontal droit, régions antérieures et postérieures du corps calleux, noyau caudé).

Anatomie fonctionnelle :

Beaucoup de régions peuvent être identifiée dans un examen IRM pour les personnes atteintes du TDAH. Par exemple :

  • Hypoperfusion du cortex préfrontal et des ganglions de base responsable pour le contrôle moteur, l’attention et les comportements.
  • Une sous excitation corticale ayant pour conséquence une diminution du métabolisme du glucose et une diminution du débit sanguin cérébral (cortex préfrontral et temporal droit, cortex orbital et cervelet).

Il faut savoir qu’il existe beaucoup de recherches et d’études scientifiques au niveau NEURO du TDAH mais qu’on commence seulement à utiliser ces informations pour aider et proposer des solutions aux personnes atteintes. Nous verrons plus loin comment le neurofeedback peut aider à modifier et contrôler cette activité cérébrale.

 

2 – La partie DEVELOPPEMENTALE du TDAH est lié au développement de la personne :

On estime que les premiers symptômes du TDAH apparaissent typiquement vers l’âge de 4 ans. Le premier symptôme à se manifester est l’hyperactivité spontanée malgré le fait qu’à cet âge il est normal qu’un enfant ai besoin de bouger et de se dépenser.

Un peu plus tard, on estime entre 5 à 7 ans, l’apparition de la suite des symptômes typique tel que l’inattention et l’impulsivité.

La manifestation totale du TDAH apparait entre l’âge de 8 à 12 ans. C’est-à-dire avec une atteinte des fonctions exécutives ainsi que l’apparition des comorbidités.

Sachant qu’un TDAH a typiquement au moins un symptôme associé présent.

Il faut que les symptômes soient présents avant l’âge de 12 ans pour que le diagnostic soit posé.

Statistiquement on sait qu’environ 5 à 7% de la population est touchée par le TDAH avec une prévalence de 2 à 3 garçons touchés pour 1 fille.

 

Alors comment intervenir et aider la population TDAH ?

1 – Les traitements courants :

Les médicaments et la prise de psychostimulants :

Le problème avec les psychostimulants est que certaines études démontrent à contrario une inefficacité de ces médicaments avec la présence d’effets secondaires.

Il faut savoir que les médicaments peuvent aider dans le court terme mais qu’ils sont un pansement. Ils peuvent permettre de réduire certains symptômes mais ne les règlent pas et si on ne fait rien à long terme, les symptômes principaux et associés seront toujours présents et problématiques.

Attention aux effets secondaires qui peuvent toucher les patients prenant des psychostimulants :

Ce qui démontre en général les meilleurs résultats sont l’association d’un psychostimulant au début de la prise en charge afin d’aider à réduire les symptômes et une thérapie type TCC (thérapie cognitivo-comportementale) qui aide à entraîner par exemple l’attention et le comportement du patient sur le long terme et dans toutes les sphères de la vie.

On sait que généralement au bout de 15 mois de prise de médicaments (psychostimulants), l’effet est réduit. Généralement, on augmente les doses et risque une augmentation des effets secondaires puis de nouveau une baisse des effets sur le long terme et ainsi de suite. C’est pourquoi l’association d’une thérapie cognitive en parallèle permet de prendre le relais et potentiellement d’arrêter la médication lorsqu’elle n’est plus efficace.

La population TDAH est extrêmement hétérogène c’est pour cela que chaque individu nécessite une prise en charge sur mesure en fonction de ses comorbidités. Certaines approches fonctionneront pour certains et pas pour d’autres et inversement.

Le TDAH est une atteinte chronique, on ne « guérit » pas du TDAH.

On peut très bien vivre avec un TDAH toute sa vie et que cela en devienne même une force.

 

2 – Comment les neurosciences peuvent nous aider à augmenter l’efficacité de la prise en charge pour le TDAH ?

Il faut déjà débuter avec un bilan EEGq (électroencéphalogramme quantitatif) qui nous permettra de mesurer l’activité cérébrale et identifier le biomarqueur cérébral responsable du TDAH.

L’objectif est d’obtenir une cartographie cérébrale mettant en évidence les dysfonctionnements potentiels de l’activité cérébrale. Comme précisé plus haut il existe pleins de profil « type » TDAH. Mais la cartographie cérébrale nous permet de mieux comprendre les difficultés de chaque personne comme les comorbidités associés au TDAH et de savoir par où commencer.

Ce qui est également très intéressant avec cette cartographie cérébrale est l’identification du biomarqueur cérébral responsable pour le TDAH car en fonction du « profil » du patient nous sommes capables de prédire l’efficacité des psychostimulants ou non et la présence d’effets secondaires ou non.

Mais on peut aller plus loin avec l’entraînement en neurofeedback.

Nous savons que le cerveau est plastique et se modifie par l’apprentissage grâce à la neuroplasticité c’est-à-dire la capacité des neurones à se modifier et à modifier leurs connexions entre eux. Grâce à l’évaluation EEGq, le neurofeedback peut cibler directement les zones responsables pour les troubles de l’attention et les entraîner afin de les modifier. Comment ? Pendant les séances, le patient a un retour en direct du fonctionnement de son cerveau et il apprend à le modifier.

Côté patient, il apprend à s’autoréguler et à développer son attention.

Au cours des séances, le patient est réellement acteur et au centre de son changement. Il est complètement actif et peut prendre conscience grâce à la rétroaction de l’ordinateur de son fonctionnement cérébral. Il peut alors évaluer ses propres progrès et c’est réellement un plus pour la confiance en soi d’une personne TDAH qui est habituellement mise à mal.

On peut grâce à l’outil EEG, mesurer en temps réel les ondes cérébrales suivantes et leur comportement associé vis-à-vis de l’attention.

On peut également suivre les progrès liés à l’entraînement en neurofeedback grâce à l’EEGq et à la cartographie cérébrale. Nous voyons donc comment le travail effectué en séance est efficace « scientifiquement parlant ».

Le neurofeedback est également reconnu comme étant très efficace sur les symptômes du TDAH et particulièrement sur l’impulsivité et l’attention. Il est reconnu comme moindrement efficace sur l’hyperactivité, qui est le seul des 3 symptômes qui disparait avec l’âge. Dans une vision à long terme le neurofeedback est donc une prise en charge pertinente pour le TDAH. Il permet également d’améliorer les fonctions cognitives : on constate une amélioration moyenne de 9 à 23 points sur le QI et sur le long terme !

De récentes études comparent les effets du neurofeedback et de la Ritaline sur le long terme : il en ressort que les changements obtenus sont comparables et même supérieurs à ceux obtenus avec le médicament et maintenus sur une période d’au moins 1 an sans traitement.

Ces études ont été confirmés par des examens avec IRM fonctionnelle qui note des changements structurels dans le cerveau dans les régions responsables pour les fonctions attentionnelles et de l’inhibition.

Ces résultats ne sont pas magiques mais scientifiquement prouvés : si vous entrainez un muscle, il va devenir plus fort => plus vous l’entrainerez plus il va se renforcer !

C’est le même principe avec le cerveau => plus vous entrainez votre cerveau à avoir un nouveau fonctionnement plus il va se modifier et plus vous utiliserez ces nouveaux fonctionnements et plus ils se renforceront et deviendront « automatiques » et naturels.

C’est ce que propose le neurofeedback pour le cerveau ! C’est également la raison pour laquelle le neurofeedback permet d’avoir des résultats stables et confirmés sur le long terme.

La plupart des parents constatent une poursuite de l’amélioration des symptômes sur environ 2 ans après la fin du protocole en neurofeedback.

Au niveau cérébral les changements cérébraux sont maintenus après 3 ans et sur plus de 10 ans dans 80% des patients.

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