Neurofeedback, biofeedback et hygiène de vie : entraîner le cerveau et le corps à mieux s’autoréguler, dès 5 ans, à Brétigny-sur-Orge (91).
La neurothérapie intégrative est une approche d’entraînement non invasive et non médicamenteuse qui aide le cerveau et le corps à retrouver de la souplesse dans leur façon de s’adapter. Elle repose sur la rétroaction physiologique : des capteurs rendent visibles, en temps réel, des signaux habituellement inconscients (activité électrique du cerveau, rythme cardiaque, respiration, tension musculaire) pour que la personne apprenne à les ajuster.
Dans les pays anglo-saxons, le mot « neurothérapie » désigne couramment la pratique du biofeedback et du neurofeedback. En 2008, les trois grandes sociétés savantes du domaine, l’AAPB, la BCIA et l’ISNR, ont adopté une définition commune : le biofeedback est un processus d’apprentissage qui permet de modifier son activité physiologique pour améliorer sa santé et ses performances, et ces changements peuvent, avec le temps, se maintenir sans l’appareil.
L’approche est dite « intégrative » pour deux raisons : elle réunit plusieurs outils, et elle considère la personne dans sa globalité, avec son histoire, son corps, son sommeil et son environnement familial, scolaire ou professionnel. Comme le formule l’Institut Neurosens, le point de départ n’est pas le symptôme isolé, mais l’état de régulation de l’ensemble corps-cerveau : une inattention, une agitation ou des nuits hachées traduisent souvent un système qui peine à passer d’un état à l’autre.
L’autorégulation est la capacité à ajuster son niveau d’éveil, ses émotions et son attention aux besoins du moment : rester disponible en classe ou en réunion, retrouver son calme après une contrariété, ralentir le soir pour s’endormir. Ce n’est pas une affaire de volonté : ces ajustements reposent en grande partie sur des mécanismes automatiques, que l’on peut apprendre à mieux percevoir.
La rétroaction fonctionne comme un miroir. Quand un signal se rapproche de l’objectif, un retour visuel ou sonore le montre aussitôt : la courbe de respiration s’arrondit, l’image d’un film s’éclaire. Le cerveau associe peu à peu cet état à la « récompense » et apprend à le retrouver. C’est le principe du conditionnement opérant, qui s’appuie sur la neuroplasticité, la capacité du système nerveux à se réorganiser avec l’expérience (Sitaram et al., 2017). Une bonne part de cet apprentissage est implicite, un peu comme on apprend à tenir sur un vélo sans penser à chaque muscle.
MesurerDes capteurs enregistrent l’activité du cerveau ou du corps.
VoirUn film, un son ou un jeu réagit en temps réel.
AjusterLe cerveau repère l’état recherché et apprend à le retrouver.
AncrerSéance après séance, grâce à la neuroplasticité.
↻ La boucle se répète tout au long de la séance, jusqu’à l’autonomie.
Le but final est l’autonomie : mobiliser ces compétences dans la vie de tous les jours, sans capteurs ni écran.
Le cerveau dialogue en permanence avec le corps par l’intermédiaire du système nerveux autonome. Sa branche sympathique joue le rôle d’accélérateur face à une demande ou à un stress ; sa branche parasympathique, relayée notamment par le nerf vague, joue le rôle de frein et favorise la récupération. Leur équilibre se lit dans des signaux mesurables : variabilité de la fréquence cardiaque, respiration, tension musculaire, sudation des mains, température de la peau.
Ces échanges vont dans les deux sens. Au repos, la plupart des adultes respirent entre 9 et 24 fois par minute. En ralentissant autour de six cycles par minute, le rythme cardiaque se met à osciller au rythme du souffle et ses variations deviennent les plus amples : c’est la « fréquence de résonance » utilisée en cohérence cardiaque (Lehrer et Gevirtz, 2014). Une revue systématique associe la respiration lente à davantage de détente et de vigilance, et à moins de signes d’anxiété (Zaccaro et al., 2018). À l’inverse, une respiration haute et rapide entretient l’état d’alerte.

Notre accompagnement s’organise autour de cinq fonctions qui s’influencent mutuellement, issues du modèle de l’Institut Neurosens. Celui-ci décrit notamment un « système tonique-ventilatoire » qui relie la posture et le souffle. Une fragilité sur une fonction se répercute souvent sur les autres ; à l’inverse, un progrès sur l’une peut enclencher un cercle vertueux.

| Fonction | Ce que nous observons | Exemple au quotidien |
|---|---|---|
| Posture et tonus | Appuis, tensions, capacité à se relâcher | Épaules remontées en fin de journée, difficulté à rester assis |
| Respiration | Rythme, amplitude, passage par le nez ou la bouche | Souffle court quand la pression monte, bouche ouverte la nuit |
| Sommeil | Endormissement, réveils, récupération | Longue mise au lit, réveil fatigué |
| Émotions et stress | Montée de tension, retour au calme | Colères qui durent, ruminations le soir |
| Attention et cognition | Se concentrer, s’organiser, mémoriser | Devoirs qui s’éternisent, oublis en réunion |
Des capteurs posés sur le cuir chevelu enregistrent l’activité électrique du cerveau, sans rien lui envoyer ; un film, un son ou un jeu réagit en temps réel. Deux options, choisies après le bilan : le neurofeedback swLORETA Z-score (19 électrodes, logiciel NeuroGuide) ou un neurofeedback 2 canaux (BioGraph Infiniti, Thought Technology).
Cohérence cardiaque (pouls et variabilité cardiaque), respiration, activité musculaire (EMG), activité électrodermale et température cutanée donnent des repères concrets pour relâcher la pression. Selon les besoins, le FroggyMouth ou la méthode Guillarme complètent ce travail sur le souffle.
Sommeil, alimentation, activité physique, écrans, pauses : un ou deux ajustements réalistes à la fois prolongent l’entraînement entre les séances. Pour les enfants, la guidance parentale en fait partie. Bientôt, l’application Élan Minds prolongera cet accompagnement au quotidien.

Autant de repères concrets, visibles à l’écran, pour apprendre à relâcher la pression.
Une séance dure une heure ; le reste de la semaine compte tout autant. Les recommandations internationales aident à fixer des objectifs réalistes, que nous adaptons à chaque famille :
Le sommeil pèse directement sur les émotions : après une nuit blanche, l’amygdale, une région impliquée dans les réactions émotionnelles, réagit plus de 60 % plus fort à des images négatives chez de jeunes adultes en bonne santé (Yoo et al., 2007). Les écrans sont l’un des leviers les plus simples : dans une revue de 67 études, le temps d’écran est associé à un sommeil plus court ou plus tardif chez les enfants et les adolescents dans 90 % des cas, sans que l’on puisse conclure à un lien de cause à effet (Hale et Guan, 2015).

Il est difficile de demander à un cerveau de se concentrer quand le corps reste en alerte, ou de bien dormir avec un souffle court et des muscles tendus. En combinant les leviers, chacun soutient les autres : le biofeedback offre rapidement des prises concrètes (le souffle, le relâchement), le neurofeedback travaille la régulation cérébrale au fil des semaines, et les habitudes de vie consolident les acquis entre deux rendez-vous. Cette approche globale est ajustée à chaque personne : rien n’est appliqué « par défaut ».
Le choix des outils repose sur un bilan initial complet, qui comprend un EEG quantifié. Les étapes concrètes sont détaillées sur la page Le programme : bilan EEGq et entraînement.
Le centre accueille les enfants dès 5 ans, les adolescents et les adultes qui souhaitent mieux réguler leur attention, leur sommeil, leurs émotions ou leur niveau de stress. Pour chaque motif, un article fait le point :
Le Centre Élan Neurothérapie a été créé en 2021 à Brétigny-sur-Orge (91) par Sarah Dehan, neurothérapeute formée à l’Institut Neurosens (trois cycles, dont un premier cycle en neurofeedback certifié par la BCIA), où elle est aujourd’hui formatrice au sein de l’école. Pour en savoir plus, consultez la page Qui sommes-nous.
Le biofeedback regroupe les techniques qui rendent visibles des signaux du corps : respiration, rythme cardiaque, muscles, peau. Le neurofeedback est une forme de biofeedback appliquée à l’activité électrique du cerveau. Au centre, les deux sont associés au sein d’une même séance.
Non. C’est un centre de neurothérapie : nous proposons un entraînement par neurofeedback et biofeedback. Le bilan EEGq n’est pas un EEG médical et ne remplace pas l’avis d’un médecin. Quand c’est nécessaire, nous vous orientons vers votre médecin.
Oui, dès 5 ans. Les séances sont adaptées à l’âge, avec des supports ludiques, et les parents sont associés aux conseils d’hygiène de vie.
Non. Nous partons de votre quotidien pour proposer un ou deux ajustements réalistes à la fois : sommeil, écrans, activité physique ou respiration.
Non. Elle vient en complément des accompagnements médicaux, paramédicaux et éducatifs. Aucun traitement ne doit être modifié sans l’avis de votre médecin.