PPRE, PAI, PAP, PPS : quel dispositif à l’école pour un élève avec un TND ?

Votre enfant a un TDAH, une dyslexie ou un autre trouble du neurodéveloppement (TND) ? Vous enseignez à un élève qui a besoin d’aménagements ? Entre PPRE, PAI, PAP et PPS, les sigles se ressemblent, mais les règles changent : qui demande, qui décide, ce que l’on peut obtenir.

Ce guide fait le point sur les textes en vigueur à la rentrée 2026, puis détaille, trouble par trouble, les aménagements utiles en classe.

549 729élèves en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire à la rentrée 2025Source : JO Sénat, 8 janvier 2026
≈ 1 500pôles d’appui à la scolarité annoncés à la rentrée 2026Source : education.gouv.fr, août 2026
+ de 140 000accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH)Source : education.gouv.fr, août 2026

PPRE, PAI, PAP, PPS : quatre dispositifs, quatre logiques

Seul le PPS passe par la MDPH. Les trois autres se décident au sein de l’école ou de l’établissement.

PPRE · Programme personnalisé de réussite éducative

Sans MDPH · court terme

Pour tout élève qui risque de ne pas maîtriser des compétences essentielles, avec ou sans trouble identifié.

  • Demande : l’équipe pédagogique ; les parents peuvent signaler les difficultés.
  • Décision : le directeur ou le chef d’établissement. Le PPRE est présenté à la famille et à l’élève.
  • Durée : courte, souvent entre deux vacances, puis bilan.
  • Contenu : une ou deux compétences prioritaires, travaillées surtout en classe.

PAI · Projet d’accueil individualisé

Santé · sans MDPH

Pour un trouble de santé qui dure : asthme, épilepsie, mais aussi troubles psychiques comme les troubles scolaires anxieux.

  • Demande : la famille, ou l’école avec son accord.
  • Rédaction : le médecin de l’Éducation nationale (ou de PMI), d’après les documents du médecin qui suit l’enfant.
  • Durée : la scolarité dans l’établissement, avec mise à jour à chaque rentrée.
  • Contenu : médicaments sur prescription, protocole d’urgence, horaires aménagés, continuité pédagogique.

PAP · Plan d’accompagnement personnalisé

Sans MDPH

Pour des difficultés scolaires durables liées à un trouble des apprentissages (troubles dys, TDAH…).

  • Demande : la famille, à tout moment, ou le conseil des maîtres ou de classe, avec l’accord des parents.
  • Avis : après constat du trouble, celui du médecin de l’Éducation nationale.
  • Rédaction : la direction, l’équipe éducative et la famille ; le professeur principal coordonne au collège et au lycée.
  • Durée : révisé chaque année, il suit l’élève.
  • Contenu : uniquement des aménagements pédagogiques.

PPS · Projet personnalisé de scolarisation

Avec MDPH

Pour un élève dont le handicap est reconnu par la MDPH et qui a besoin de compensations.

  • Demande : la famille dépose un dossier MDPH, avec le GEVA-Sco.
  • Décision : la CDAPH, après évaluation par l’équipe pluridisciplinaire de la MDPH, qui rédige le PPS.
  • Suivi : bilan au moins annuel ; révision à chaque changement de cycle ou d’orientation.
  • Contenu : AESH, matériel pédagogique adapté, orientation (ULIS…), aménagements de scolarité.
Le PAP n’est pas un passage obligé. La circulaire de 2015 précise qu’il n’est pas un préalable à la saisine de la MDPH. Si l’élève a besoin d’une aide humaine ou d’un matériel attribué, visez directement le PPS.

Les acteurs et outils à connaître

Enseignant référent

Interlocuteur de la famille pour le PPS. Il réunit l’ESS et fait le lien avec la MDPH.

Équipe éducative et ESS

L’équipe éducative prépare la première demande. L’équipe de suivi de la scolarisation suit le PPS chaque année.

GEVA-Sco

Il décrit la scolarité, les points forts et les difficultés de l’élève pour éclairer la MDPH.

AESH

Aide individuelle ou mutualisée notifiée par la CDAPH. Depuis 2024, l’État la finance aussi sur la pause méridienne.

Matériel pédagogique adapté

Ordinateur, logiciels : prêtés sur décision de la CDAPH, ou proposés en première réponse par un PAS.

ULIS

L’élève reste inscrit dans sa classe et rejoint le dispositif pour des temps de regroupement.

Pôle d’appui à la scolarité

Un enseignant coordonnateur et un éducateur médico-social apportent une première réponse rapide.

Livret de parcours inclusif

Application qui regroupe PPRE, PAP, PPS et GEVA-Sco. Les familles en consultent une synthèse.

Pôles d’appui à la scolarité : ce qui change. Parents, enseignants ou direction peuvent solliciter le pôle d’appui à la scolarité (PAS), sans attendre la MDPH : adaptations, appui d’un professionnel, parfois matériel adapté. Une AESH reste notifiée par la CDAPH. Les PAS remplacent progressivement les PIAL ; leur généralisation est visée pour la rentrée 2027 (circulaire du 1er septembre 2025).

Tableau comparatif PPRE, PAI, PAP, PPS

Critère PPRE PAI PAP PPS
Pour qui ? Élève en difficulté scolaire Trouble de santé au long cours Trouble des apprentissages durable Handicap reconnu par la MDPH
Qui demande ? L’école, famille informée La famille, ou l’école avec son accord La famille, ou le conseil des maîtres ou de classe La famille, auprès de la MDPH
Avis ou décision Directeur ou chef d’établissement Médecin de l’Éducation nationale ou de PMI Avis du médecin de l’Éducation nationale CDAPH
Qui rédige ? Équipe pédagogique, pilotée par la direction Le médecin, avec la famille et la direction Direction et équipe éducative, avec la famille Équipe pluridisciplinaire de la MDPH
Durée, révision Quelques semaines, renouvelable Mise à jour à chaque rentrée Révision annuelle Bilan au moins annuel en ESS
AESH, matériel attribué Non Non Non Oui, sur décision de la CDAPH
Examens : procédure simplifiée Non Oui Oui Oui

Quel dispositif pour quelle situation ?

Votre enfant décroche en lecture ou en calcul, sans trouble identifiéPPRE
Il doit prendre un médicament ou suivre un protocole à l’écolePAI
Une anxiété durable perturbe sa présence en classePAI, avec le médecin scolaire
Un trouble dys ou un TDAH est constaté et des adaptations en classe suffisentPAP
Il a besoin d’une AESH, d’un matériel attribué ou d’une ULISPPS (MDPH)
Vous ne savez pas par où commencer, ou attendez la MDPHPAS ou enseignant référent
Le brevet ou le bac approcheDemande sur Incluscol

Les démarches pas à pas

Mettre en place un PAP

En parlerParents ou enseignant constatent des difficultés durables et échangent.
Constat du troublePar le médecin qui suit l’enfant ou celui de l’Éducation nationale, au vu des bilans.
Avis médicalLe médecin de l’Éducation nationale se prononce sur le PAP.
RédactionLa direction et l’équipe éducative rédigent le plan, que la famille accepte.
Application et bilanLes enseignants l’appliquent ; bilan chaque année, transmission en cas de changement d’établissement.

Obtenir un PPS

Équipe éducativeRéunie par la direction, elle remplit le GEVA-Sco de première demande.
Dossier MDPHLa famille envoie le formulaire, un certificat médical de moins d’un an et le GEVA-Sco.
DécisionLa MDPH évalue les besoins ; la CDAPH décide des compensations.
Mise en œuvreEnseignants, AESH éventuelle et enseignant référent l’appliquent.
Suivi annuelL’ESS fait le bilan et remplit, si besoin, un GEVA-Sco de réexamen.

Aménagements d’examens : anticipez dès le collège

Brevet, CAP, baccalauréat : les aménagements d’examens ne sont pas automatiques. Ils se demandent en ligne sur l’application Incluscol, avec des formulaires rénovés depuis la session 2026 (circulaire du 17 juillet 2025).

  • Procédure simplifiée : l’élève a un PAP pour un TND, un PAI ou un PPS, et demande les aménagements utilisés en classe. En principe, pas de nouvel avis médical.
  • Procédure complète : sans plan, avec des aménagements différents du plan ou un temps majoré au-delà d’un tiers. Un médecin désigné par la CDAPH donne son avis.
  • Calendrier : dès la 4e pour le brevet et dès la seconde pour le bac, selon le calendrier de votre académie.
  • Décision : le recteur ; pour l’académie de Versailles, dont l’Essonne, le service interacadémique des examens et concours (SIEC).
  • Exemples : temps majoré, pauses compensées, secrétaire, ordinateur, sujet agrandi, salle à part.

Le principe clé : la cohérence avec l’année. Un ordinateur ou un secrétaire suppose que l’élève y soit déjà habitué.

Nouveauté session 2027. Chaque épreuve réservera au moins deux points à la maîtrise de la langue. Le ministère précise que la situation des candidats ayant un aménagement lié à l’orthographe est prise en compte (education.gouv.fr). Raison de plus pour inscrire ce besoin dans le PAP ou le PPS.

Quels aménagements demander selon le trouble ?

Partez des besoins observés chez l’élève plutôt que du seul diagnostic. Ces pistes s’appuient sur la HAS, le modèle national du PAP et des guides de l’Éducation nationale.

TDAH (trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité)

Besoins fréquents : soutenir l’attention, démarrer et finir une tâche, s’organiser, canaliser le besoin de bouger. Cadre habituel : PAP ; PAI si un médicament est pris à l’école.

  • Facile à mettre en place Environnement : place près de l’enseignant, loin des distractions, bureau dégagé.
  • Facile à mettre en place Consignes : une seule à la fois, courte, écrite au tableau et reformulée par l’élève.
  • Fonctionne bien Organisation : routines, emploi du temps affiché, transitions annoncées, code couleur par matière.
  • Fonctionne bien Travail en classe : tâches découpées, encouragements à chaque étape, petites missions pour bouger.
  • Moins efficace seul Évaluations : selon la HAS, le tiers-temps n’est « pas adapté de façon systématique » à un TDAH isolé ; elle privilégie des pauses avec temps compensé. Elle ne recommande pas non plus d’AESH systématique pour un TDAH isolé léger ou modéré.
Dyslexie et dysorthographie

Besoins fréquents : une lecture lente et fatigante, une orthographe fragile, une copie coûteuse. Cadre habituel : PAP.

  • Facile à mettre en place Lecture : consignes lues à voix haute, pas de lecture imposée devant la classe, supports aérés en police sans empattement.
  • Facile à mettre en place Écrit : limiter la copie grâce au cours photocopié ou numérique, textes à trous.
  • Fonctionne bien Évaluations : orthographe évaluée seulement quand c’est l’objectif ; questions lues avant le texte.
  • Fonctionne bien Langues vivantes : privilégier l’oral pour apprendre et évaluer.
  • Moins efficace seul Ordinateur : sans apprentissage du clavier et des logiciels, il ajoute une difficulté. Et la rééducation ne dispense pas des adaptations, rappelle la HAS.
Dyspraxie (trouble développemental de la coordination)

Besoins fréquents : une écriture manuelle lente et coûteuse, des difficultés en géométrie et pour s’organiser sur la feuille. Cadre habituel : PAP, ou PPS si un matériel doit être attribué.

  • Facile à mettre en place Écrit : moins d’écriture à la main (photocopies, exercices à trous), repères de couleur, interligne aéré.
  • Facile à mettre en place Évaluations : ne pas pénaliser le soin, accepter des réponses orales.
  • Fonctionne bien Mathématiques : tracés de géométrie non sanctionnés, calculatrice et logiciel de géométrie.
  • Fonctionne bien EPS : enchaînements verbalisés, gestes simplifiés, maillots de couleurs bien distinctes.
  • Moins efficace seul Ordinateur : précieux à terme, il demande un entraînement préalable, souvent avec un ergothérapeute (guide éduscol sur le matériel adapté).
Dyscalculie

Besoins fréquents : se représenter les quantités, mémoriser les tables, passer des chiffres aux mots, enchaîner les étapes d’un calcul. Cadre habituel : PAP.

  • Facile à mettre en place Outils : tables, fiches outils et bande numérique autorisées, en classe comme en contrôle.
  • Facile à mettre en place Méthode : compter sur les doigts, manipuler, schématiser ; colonnes de couleur pour poser les opérations.
  • Fonctionne bien Évaluations : moins d’exercices, aide-mémoire et calculatrice simple autorisés, démarche valorisée.
  • Moins efficace seul Dictées de nombres sans support : l’INSHEA conseille de les éviter et de distinguer l’erreur de calcul de l’erreur d’écriture du nombre.
Trouble développemental du langage oral (dysphasie)

Besoins fréquents : comprendre des phrases longues ou implicites, trouver ses mots, s’exprimer à l’oral. Cadre habituel : PAP, ou PPS si des compensations sont nécessaires.

  • Facile à mettre en place Consignes : appeler l’élève par son prénom, phrases courtes, une consigne à la fois, débit ralenti.
  • Facile à mettre en place Supports : gestes, pictogrammes, mots clés écrits au tableau.
  • Fonctionne bien Compréhension : questions fermées ou à choix ; notes du cours fournies.
  • Fonctionne bien Expression : laisser du temps, donner le début du mot, ne pas pénaliser une faible participation orale.
  • Moins efficace seul Aménagements copiés d’un autre profil : passer de l’écrit à l’oral, utile pour un élève dyslexique, peut gêner un élève avec un TDL.
Trouble du spectre de l’autisme (TSA)

Besoins fréquents : prévisibilité, consignes explicites, environnement sensoriel supportable, transitions accompagnées. Cadre habituel : PPS lorsque des compensations sont nécessaires (AESH, ULIS…).

  • Facile à mettre en place Organisation : emploi du temps visuel, changements annoncés à l’avance, minuteur visible.
  • Facile à mettre en place Consignes : langage concret, sans ambiguïté, consignes écrites ou illustrées.
  • Fonctionne bien Environnement : espace structuré, moins de bruit et de stimulations visuelles, coin calme, protection auditive si besoin.
  • Fonctionne bien Communication : mode de communication habituel de l’enfant, tâches découpées en étapes.
  • Moins efficace seul Cadre rigide ou aides retirées trop tôt : la HAS (2026) recommande un emploi du temps structuré mais flexible, et d’estomper les supports visuels avec prudence.
Tics et syndrome de Gilles de la Tourette

Besoins fréquents : des tics moteurs ou vocaux qui varient avec la fatigue et le stress, parfois gênants pour écrire. Cadre : à définir avec le médecin de l’Éducation nationale ; PPS si le handicap est reconnu.

  • Facile à mettre en place Attitude : ignorer les tics autant que possible et rester calme, car la tension tend à les augmenter.
  • Facile à mettre en place Environnement : place face à l’enseignant, loin de la porte ; possibilité de sortir quelques minutes à l’abri des regards.
  • Fonctionne bien Évaluations : salle à part, oral ou ordinateur si les tics gênent l’écriture.
  • Fonctionne bien Classe : informer les camarades, uniquement avec l’accord de l’élève.
  • Moins efficace seul Demander de retenir ses tics : cet effort de contrôle peut gêner l’attention.
Anxiété et refus scolaire anxieux

Besoins fréquents : se sentir en sécurité, anticiper l’oral et les évaluations, parfois revenir en classe après des absences. Cadre possible : PAI, prévu aussi pour les troubles scolaires anxieux ; un PPRE peut s’y ajouter.

  • Facile à mettre en place Repères : un adulte référent identifié, avec un court point régulier.
  • Facile à mettre en place Environnement : place près de la porte, possibilité de s’isoler quelques minutes en restant visible.
  • Fonctionne bien Retour en classe : reprise progressive, accueil ritualisé, pas d’évaluation le jour du retour.
  • Fonctionne bien Évaluations : temps majoré ou évaluation en deux fois ; oral seulement avec l’accord de l’élève.
  • Moins efficace seul Présence obligatoire imposée : une fiche de la DSDEN du Bas-Rhin (2024) la déconseille, au profit d’objectifs modestes et choisis.

Les bonnes pratiques qui font la différence

Peu d’aménagements, mais appliqués

La circulaire PAP invite à retenir l’indispensable plutôt qu’à cocher trop d’items.

Cohérence entre enseignants

Les mêmes repères dans toutes les matières, coordonnés par le professeur principal.

Impliquer l’élève

Il participe à l’ESS et on lui présente son plan. Un aménagement compris est plus facilement utilisé.

Transmettre à chaque étape

Le plan suit l’élève de l’école au lycée, grâce au livret de parcours inclusif.

Réviser chaque année

Les besoins évoluent. Ajoutez, mais retirez aussi ce qui ne sert plus.

Discrétion, sans stigmatiser

On partage les besoins, pas le diagnostic. Aucune information de santé affichée en classe.

Ne pas attendre le document

Pour le TDAH, la HAS recommande des aménagements dès le repérage, avant même le PAP.

Penser aux examens

Les outils utilisés en classe sont ceux que l’on pourra demander au brevet ou au bac.

Les écueils fréquents

En pratique, on observe souvent :

  • une longue liste d’items cochés, mais peu appliqués ;
  • un plan qui ne suit pas l’élève au collège, ou que les remplaçants ignorent ;
  • des aménagements d’examen jamais utilisés en classe ;
  • un PAP sollicité pour obtenir une AESH, qui relève du PPS ;
  • des mois d’attente de la MDPH sans aucune adaptation entre-temps.

Élan Minds : faciliter la mise en place des aides, entre la famille et l’école

Les écueils décrits plus haut reviennent souvent : des aménagements inscrits dans un PAP mais difficiles à appliquer au quotidien, des informations qui se perdent d’un enseignant ou d’une année à l’autre, des familles qui ne savent pas toujours quoi demander, ni à qui. C’est pour y répondre que le Centre Élan développe Élan Minds, une application disponible prochainement, pensée autour de trois besoins :

Renforcer le lien avec la famille

Partager plus simplement les besoins de l’élève et les aménagements qui l’aident, entre la famille, l’école et les professionnels qui l’accompagnent.

Aider les enseignants

Adapter un cours, un polycopié ou une présentation au profil de l’élève, du primaire au bac, et en tirer fiches mémo, cartes mentales et exercices.

Faciliter la mise en place des dispositifs

Préparer une fiche d’aménagements prête à l’emploi, en lien avec le PAP, pour que les aides décidées se traduisent concrètement en classe et dans les apprentissages.

Un outil d’accompagnement. Élan Minds ne remplace ni les dispositifs officiels (PPRE, PAI, PAP, PPS), ni l’avis des professionnels : elle vise à les rendre plus simples à faire vivre au quotidien. Les abonnés de La lettre neuro d’Élan bénéficieront d’un mois d’essai offert dès le lancement.

Questions fréquentes sur les PAP, PPS, PAI et PPRE

Faut-il un diagnostic pour obtenir un PAP ?

Il faut un constat du trouble par un médecin, appuyé si besoin sur des bilans, puis l’avis du médecin de l’Éducation nationale. En attendant, l’enseignant peut déjà proposer des adaptations simples.

Peut-on cumuler PAP, PPS et PAI ?

PAP et PPS ne se cumulent pas : le PPS reprend tous les aménagements. Le PAI est compatible avec un PPRE, un PAP ou un PPS, par exemple si un médicament doit être pris à l’école.

Un PAP permet-il d’obtenir une AESH ?

Non. L’aide humaine, le matériel attribué ou une orientation en ULIS relèvent de la CDAPH, donc d’un PPS. Le PAS peut proposer un premier appui, mais ce n’est pas une AESH.

Le PAP s’applique-t-il automatiquement au brevet et au bac ?

Non. Il faut une demande sur Incluscol, de préférence l’année précédant l’examen. Avec un PAP, un PAI ou un PPS, la procédure simplifiée s’applique si les aménagements demandés correspondent à ceux de l’année.

Mon enfant est très anxieux à l’école : que demander ?

Parlez-en à l’enseignant et au médecin ou à l’infirmier de l’Éducation nationale. Un PAI peut être mis en place pour des troubles scolaires anxieux qui durent, complété si besoin par un PPRE.

Sources

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