Un entraînement du souffle à pratiquer chez soi, quelques minutes par jour, proposé selon le bilan en complément du biofeedback et du neurofeedback.
On respire sans y penser, jusqu’au jour où le souffle pose question. Voici ce que parents, adolescents et adultes nous décrivent souvent.
Votre enfant respire par la bouche, ronfle parfois, se réveille fatigué et peine à démarrer le matin.
Dos rond, tête en avant, mal à rester assise : posture et tonus s’épuisent vite en classe.
L’attention s’effrite, l’agitation monte, et le souffle reste court, haut, parfois bloqué.
Souffler par le nez, gonfler un ballon, faire durer une bulle : ces gestes simples restent difficiles.
Adolescent ou adulte sous pression : ventre crispé, respiration haute, impression de manquer d’air le soir.
Vous cherchez un rituel court et calme, que votre enfant puisse s’approprier.
Ces signes ont souvent plusieurs causes et méritent d’être regardés de près : c’est le rôle du bilan initial.

Elle porte le nom de Luc Guillarme, kinésithérapeute français, qui l’a fondée en 1991 après de longues années de pratique. Son fils, Elie Guillarme, ostéopathe, la développe aujourd’hui avec un réseau de professionnels formés (kinésithérapeutes, sages-femmes, ostéopathes…) en France et ailleurs en Europe.
Son idée centrale : faire de nouveau travailler en équipe trois acteurs du souffle, le diaphragme, les abdominaux et le périnée. Quand cette coordination fonctionne, les pressions à l’intérieur du ventre se répartissent mieux à chaque effort : tousser, porter un sac, se lever d’une chaise. Le corps se tient sans se crisper.
Principal muscle de la respiration, il participe aussi à la posture. On apprend à le laisser remonter quand on souffle.
Ils se resserrent en douceur pendant le souffle, sans que le ventre durcisse, puis se détendent. Tout l’inverse d’un gainage figé.
La méthode cherche à le protéger : le ventre apprend à orienter les pressions vers le haut plutôt que vers le bas.
Concrètement, on souffle longuement dans un petit embout, le Physioflow, au rythme donné par l’application MG. Le souffle part d’une descente des côtes et finit par une légère bascule du bassin ; l’inspiration se fait ventre relâché, sans blocage ni apnée.
Le nez filtre, réchauffe et humidifie l’air avant qu’il n’atteigne les poumons. Chez l’enfant, une respiration buccale qui s’installe est souvent le signe d’un nez qui laisse mal passer l’air. Une étude italienne menée auprès de plus de 3 000 enfants l’associe à des troubles de l’articulé dentaire plus marqués ; ses auteurs rappellent que l’allergie et des végétations ou des amygdales volumineuses en sont les causes principales (Grippaudo et al., 2016).
Dans une étude brésilienne, des enfants respirant par la bouche réussissaient moins bien des épreuves de lecture, de calcul et de mémoire de travail que leurs pairs (Kuroishi et al., 2015). Ce type d’étude montre un lien, pas une cause : un sommeil perturbé, par exemple, peut aussi jouer.
Enfin, un ronflement trois nuits par semaine ou plus justifie d’en parler au médecin : l’Académie américaine de pédiatrie recommande de le rechercher chez tous les enfants, car il peut signaler des apnées du sommeil (Marcus et al., 2012).
Le site de la méthode la présente comme non invasive et accessible aux enfants comme aux adultes. Chez l’enfant, il situe le début entre 5 et 7 ans, quand il peut suivre les consignes allongé puis assis ; avant, des jeux de souffle (bulles, langues de belle-mère) préparent le terrain.
| Pour qui ? | Pourquoi la proposer | Avec qui, en parallèle |
|---|---|---|
| Enfant, souvent dès 6-7 ans | Souffle court ou bloqué, difficulté à souffler ou à se moucher, posture et tonus fragiles, coucher agité | Pédiatre ou médecin traitant, ORL, orthodontiste, orthophoniste |
| Adolescent | Stress, respiration haute, posture devant les écrans, souffle en sport ou en musique | Médecin, kinésithérapeute en cas de douleurs de dos |
| Adulte | Tensions liées au stress, ventre crispé, besoin d’un rituel de récupération | Médecin ; pour le périnée, la grossesse ou la digestion, un kinésithérapeute ou une sage-femme formés à la méthode |
Le site officiel décrit d’autres usages (accouchement, fuites urinaires, digestion, dos), qui relèvent de kinésithérapeutes et de sages-femmes formés, listés sur la carte des professionnels. Il évoque aussi le TDAH, la dyslexie ou les troubles posturaux de l’enfant : sur ces sujets, les données restent préliminaires.
La régularité compte davantage que la durée. Le site de la méthode conseille une pratique quotidienne tant que la gêne persiste, puis un rythme d’entretien adapté à chacun. L’application propose un mode enfant, visuel et sonore, et garde l’historique des exercices pour encourager la constance.
Physioflow : embout très léger tenu en bouche, qui régule le débit de l’air soufflé. Application MG : tempo du souffle et de l’inspiration, conseils, historique. Flowbag : sac posé sur le thorax, qui aide les côtes à descendre et le diaphragme à se relâcher. Pelviflow : assise gonflable qui facilite la bascule du bassin. Le matériel s’achète auprès du fabricant, sur la boutique officielle.

Chez l’enfant, tout se joue dans la routine : votre présence installe l’habitude, sans en faire une corvée.
Soyons transparents. Les travaux sur la méthode concernent surtout l’adulte et les fuites urinaires, sur de petits effectifs : l’étude canadienne mise en avant par la méthode a suivi 30 femmes sans groupe témoin et a été présentée en congrès (Godbout et al., 2003). Chez l’enfant, on dispose d’observations de praticiens et de mémoires d’étudiants. À notre connaissance, aucun essai contrôlé n’a été publié dans une revue internationale ; un mémoire de kinésithérapie jugeait déjà son efficacité insuffisamment évaluée (Devoucoux, 2016). Nous la proposons donc comme un outil d’apprentissage du souffle, simple et non invasif, jamais comme une solution à elle seule.
Cerveau et corps se régulent ensemble : une respiration haute, un tonus mal réparti ou une posture affaissée pèsent sur la vigilance, le sommeil et les émotions. Guylaine Bédard et Joël Lemaire, cofondateurs de l’Institut Neurosens où Sarah Dehan s’est formée à la neurothérapie intégrative, le résument ainsi : « le corps et le cerveau ne peuvent pas être abordés séparément » (témoignage publié par la méthode Guillarme). Elie Guillarme est d’ailleurs intervenu au Sommet francophone du TDAH de l’institut, en 2025.
La méthode apporte ce qui manque entre deux séances : un entraînement quotidien du souffle, guidé et autonome. Sarah Dehan figure sur la carte des professionnels publiée par la méthode.
Le point de départ : anamnèse, questionnaires, EEG quantifié, et observation de la posture, du tonus et du mode respiratoire. Le déroulement du bilan
Capteur de respiration, cohérence cardiaque, tension musculaire : vous voyez en direct l’effet de votre souffle. Découvrir le biofeedback
Quelques minutes par jour pour installer le geste respiratoire, puis le retrouver dans les efforts du quotidien.
Le neurofeedback entraîne, en parallèle, la régulation de l’activité cérébrale. L’ensemble s’inscrit dans notre approche de neurothérapie intégrative, qui relie posture, souffle, sommeil, émotions et attention. Lorsque le bilan repère aussi une langue placée trop bas ou une déglutition à travailler, le FroggyMouth peut compléter la méthode Guillarme : l’un vise la bouche et la langue, l’autre la mécanique du souffle. Avec votre accord, nous échangeons avec les professionnels qui vous suivent : médecin, ORL, orthodontiste, orthophoniste, kinésithérapeute.
Le plus souvent vers 6-7 ans. Le site de la méthode évoque 5 à 7 ans, selon la capacité de l’enfant à suivre les consignes allongé puis assis. Avant, des jeux de souffle comme les bulles de savon préparent le terrain. Nous en parlons ensemble lors du bilan.
Environ 10 minutes par jour, ou 5 minutes deux à trois fois, chaque jour tant que la gêne persiste, puis à un rythme d’entretien.
Non. Une respiration buccale persistante demande d’abord l’avis du médecin ou d’un ORL, qui recherchera une cause comme une allergie ou des végétations. L’orthodontiste et l’orthophoniste peuvent aussi intervenir. La méthode vient en complément.
Non, la méthode se pratique à la maison, guidée par l’application. Le bilan initial dit si elle est pertinente, et nous faisons le point ensemble au fil de l’accompagnement.
Le Physioflow s’achète auprès du fabricant, sur la boutique officielle de la méthode, en pack avec l’accès à l’application. Les liens utiles figurent dans votre compte rendu de bilan.