Du premier contact à l’autonomie : les étapes concrètes d’un accompagnement en neurofeedback et biofeedback au Centre Élan, à Brétigny-sur-Orge.
Chaque accompagnement suit les mêmes grandes étapes, ajustées ensuite à vos objectifs. En moyenne, un parcours compte une trentaine de séances : un bilan EEGq initial, environ 15 séances d’entraînement, un bilan intermédiaire comparatif, puis environ 15 séances ajustées. Cette organisation rejoint celle que décrit l’Institut Neurosens, où un deuxième EEG quantifié vient objectiver l’évolution après une première phase d’une quinzaine de séances.
Le parcours type ; il est ajusté à chaque personne lors du bilan intermédiaire.
Tout commence par un échange, par téléphone, par message ou via le formulaire de contact. Nous écoutons votre demande, ou celle de votre enfant, et vérifions ensemble que l’approche peut y répondre. Si une difficulté importante n’a encore jamais été évaluée, nous vous orientons d’abord vers les professionnels compétents : médecin traitant, pédiatre ou équipe spécialisée. Les parents peuvent aussi faire un premier point grâce à notre questionnaire pour parents. Le rendez-vous de bilan se réserve ensuite en ligne ou par téléphone.

Le bilan croise plusieurs sources d’information pour comprendre votre fonctionnement dans son ensemble ; l’EEG quantifié n’en est qu’une partie.
Un entretien approfondi : développement, sommeil, scolarité ou travail, santé, accompagnements en cours, et surtout vos priorités.
Choisis selon l’âge et la demande, ils servent de point de référence pour mesurer l’évolution.
Un bonnet de 19 électrodes enregistre l’activité cérébrale au repos, yeux ouverts puis yeux fermés.
Posture, appuis, tonus et mode de respiration (nez ou bouche), qui influencent vigilance, sommeil et stress.

| Questionnaire | Ce qu’il explore | Qui le remplit |
|---|---|---|
| SDSC | 26 questions sur le sommeil : endormissement, réveils, respiration nocturne, somnolence | Les parents, pour les enfants et adolescents |
| BAI | 21 manifestations d’anxiété, surtout physiques | L’adulte lui-même |
| SNAP-IV | Inattention, hyperactivité-impulsivité et opposition (version à 26 questions) | Les parents et, si possible, l’enseignant |
| Questionnaire postural | Posture, équilibre, tonus, proprioception | La personne ou ses parents, selon l’âge |
Ces outils, validés dans la littérature internationale (Bruni et al., 1996 ; Beck et al., 1988 ; Bussing et al., 2008), ne posent pas de diagnostic : ils donnent un point de départ chiffré, que l’on compare au bilan intermédiaire.
Les 19 électrodes sont placées selon le système international 10-20, qui couvre l’ensemble du crâne. Le tracé est d’abord inspecté visuellement, puis nettoyé des artefacts (clignements des yeux, mâchoires crispées), analysé avec le logiciel NeuroGuide et comparé à une base de données normative de personnes du même âge (Applied Neuroscience). Les recommandations techniques publiées en 2025 par l’IQCB (International QEEG Certification Board) le rappellent : la fiabilité d’un EEG quantifié dépend d’abord de la qualité de l’enregistrement, de l’inspection du tracé et de la gestion des artefacts (Collura et al., 2025). L’examen est indolore : les électrodes enregistrent, sans envoyer de courant.
Pour comprendre ce que montrent les cartographies, lisez notre article Bilan EEGq : déroulement et cartographie.
Les données sont ensuite analysées, puis présentées lors d’un rendez-vous de restitution. Nous expliquons les résultats avec des mots simples, en les reliant à ce que vous vivez : ce qui fonctionne bien, ce qui s’écarte des repères de la base normative et ce qui peut être entraîné. Comme le résume Neurofeedback Luxembourg, il ne faut pas confondre norme et normalité : un écart à la moyenne n’est pas un problème en soi, il ne prend son sens qu’au regard de votre quotidien. Un compte rendu écrit vous est remis. Le bilan ne pose pas de diagnostic : il décrit un fonctionnement, sans étiqueter.

Le protocole personnalisé précise les zones ou réseaux cérébraux à entraîner, les modalités de biofeedback retenues et les conseils d’hygiène de vie. Pour le neurofeedback, deux options existent : le neurofeedback swLORETA Z-score, avec un bonnet de 19 électrodes, ou un neurofeedback 2 canaux personnalisé, réalisé avec le logiciel BioGraph Infiniti (Thought Technology). Le biofeedback est choisi selon vos besoins :
La logique d’ensemble de ces outils est présentée sur la page Neurothérapie intégrative.
Chaque séance d’entraînement suit une trame stable, ajustée au fil des progrès :
Pour motiver les plus jeunes et valoriser leur implication, un système de points leur permet de gagner de petits cadeaux au fil des séances. Le rythme conseillé est d’une à deux séances par semaine : la régularité compte davantage que l’intensité. Neurofeedback Luxembourg souligne d’ailleurs que des séances trop espacées, surtout au début, ralentissent l’apprentissage. Nous construisons ensemble un planning compatible avec l’école, le travail et la vie de famille.
Après une quinzaine de séances, un nouvel EEG quantifié est enregistré dans les mêmes conditions que le premier. Trois sources sont alors confrontées pour suivre l’évolution de façon objective et ajuster le protocole de la seconde partie, d’environ 15 séances :
Comparées côte à côte, bilan initial et bilan intermédiaire.
Remplis à nouveau, pour mesurer l’évolution des scores.
Vos observations et celles de votre entourage au quotidien.
L’objectif n’est pas de dépendre des séances, mais de gagner en autonomie. C’est d’ailleurs le sens de la définition internationale du biofeedback, adoptée par l’AAPB, la BCIA et l’ISNR : les changements appris peuvent, avec le temps, se maintenir sans l’appareil. Au fil du parcours, la personne apprend à reconnaître ses états (agitation, fatigue, tension) et à utiliser seule les outils travaillés : respiration, cohérence cardiaque, pauses, routines de sommeil. La fin de l’accompagnement se décide ensemble, au regard des objectifs fixés lors de la restitution. Prochainement, l’application Élan Minds permettra de prolonger certains repères au quotidien.
En moyenne une trentaine, réparties en deux temps d’environ 15 séances, de part et d’autre du bilan intermédiaire. Ce nombre varie selon la personne et ses objectifs ; il est réévalué au moment du bilan intermédiaire.
Une à deux séances d’une heure par semaine. Un rythme régulier favorise l’apprentissage ; nous construisons ensemble un planning compatible avec l’école, le travail et la vie de famille.
Non. Il ne sert pas à poser un diagnostic : il décrit le fonctionnement cérébral au repos et oriente l’entraînement. Il ne remplace pas l’avis d’un médecin, vers qui nous vous orientons si nécessaire.
Non. Le bonnet est posé avec un gel conducteur et les électrodes se contentent d’enregistrer. Venez avec des cheveux propres et secs, sans produit coiffant.
Oui, et c’est même souhaitable. Avec votre accord, nous pouvons échanger avec les professionnels qui vous accompagnent, ou qui accompagnent votre enfant.