Un entraînement de l’attention et de l’autorégulation, en complément de la rééducation, pour la dyslexie, la dyspraxie ou la dyscalculie, dès 5 ans, à Brétigny-sur-Orge.
Les troubles dys, ou troubles spécifiques du langage et des apprentissages, concerneraient environ 8 % des enfants d’une classe d’âge selon la HAS. Ils ne s’expliquent ni par un manque d’intelligence ni par un manque d’efforts :
Lire, écrire ou calculer demande alors une énergie considérable. Il en découle une grande fatigabilité, des difficultés d’attention en fin de journée, une estime de soi qui s’effrite et parfois une anxiété scolaire. Les troubles dys persistent à l’âge adulte et s’associent souvent entre eux ou à un TDAH.
Le neurofeedback n’apprend pas à lire, à écrire ou à compter : cela reste le rôle de la rééducation (orthophonie, psychomotricité, ergothérapie) et de l’école. Il intervient en appui, sur les ressources dont les apprentissages ont besoin. C’est un entraînement non invasif et non médicamenteux : l’activité cérébrale est enregistrée pendant que l’enfant joue ou regarde un film, et un retour en temps réel l’aide à rester dans l’état recherché, par exemple une attention soutenue sans crispation. Cette autorégulation se construit séance après séance. Le biofeedback s’y ajoute : la respiration et la cohérence cardiaque pour aborder devoirs et contrôles plus sereinement, la mesure de la tension musculaire (EMG) lorsque l’écriture crispe la main ou les épaules.
Étape 1
Une anamnèse qui tient compte des bilans déjà réalisés (orthophonique, psychomoteur, neuropsychologique), des questionnaires (attention avec la SNAP-IV, sommeil avec la SDSC, anxiété, questionnaire postural, utile notamment en cas de dyspraxie) et un EEG quantifié comparé à une base normative. Découvrir le programme ou le déroulement du bilan EEGq.
Étape 2
Un protocole de neurofeedback swLORETA Z-score (19 voies) ou 2 canaux personnalisé, dont les cibles (attention, niveau d’éveil, régions impliquées dans le langage) sont choisies à partir du bilan, associé au biofeedback. Des séances d’une heure, une ou deux fois par semaine, compatibles avec le rythme des rééducations.
Étape 3
Un bilan EEGq intermédiaire, confronté au bilan de départ, les questionnaires repassés et, avec votre accord, les retours de l’orthophoniste ou de l’enseignant permettent d’objectiver les changements et d’ajuster la suite.
Les données concernent surtout la dyslexie. Dans un petit essai randomisé publié dans Applied Psychophysiology and Biofeedback, Breteler et al. (2010) ont suivi 19 enfants dyslexiques qui bénéficiaient tous d’un soutien scolaire ; 10 d’entre eux ont reçu en plus un neurofeedback construit à partir de leur EEG quantifié. Ce groupe a nettement progressé en orthographe, mais pas en lecture, et les auteurs évoquent un effet passant par l’attention.
Une revue systématique récente portant sur 12 études (López-Zamora et al., Annals of Dyslexia, 2026) conclut que le neurofeedback seul n’apporte pas de bénéfice significatif démontré sur la lecture et que les protocoles étudiés sont trop hétérogènes pour trancher. Les auteurs rappellent que les interventions de référence sont éducatives, le neurofeedback étant étudié comme un complément possible.
En France, le guide de la HAS sur le parcours de santé des enfants avec troubles dys (2018) ne mentionne pas le neurofeedback. Il décrit un parcours gradué et coordonné, associant diagnostic médical, rééducation par les professionnels spécialisés et adaptations pédagogiques.
Un enfant dys fournit plus d’efforts que les autres : préserver son énergie compte autant que l’entraînement. Un sommeil suffisant, des pauses courtes pendant les devoirs, des écrans limités le soir et la valorisation des réussites l’aident à tenir dans la durée. La guidance parentale donne des repères pour accompagner le travail à la maison. Avec votre accord, nous échangeons avec l’orthophoniste, le psychomotricien, l’ergothérapeute et l’équipe éducative, notamment autour du plan d’accompagnement personnalisé (PAP). L’application Élan Minds, disponible prochainement, s’adressera aux enfants, aux parents et aux enseignants pour poursuivre ce travail au quotidien.
Lorsque l’attention est au premier plan, consultez aussi notre page neurofeedback et TDAH ; si l’anxiété scolaire domine, la page anxiété et stress ; pour les nuits difficiles, la page troubles du sommeil.
Enfants dès 5 ans, adolescents et adultes avec une dyslexie, une dyspraxie, une dyscalculie ou un autre trouble dys diagnostiqué, ou dont les difficultés d’apprentissage persistent malgré l’aide apportée. Sans diagnostic, nous vous orientons d’abord vers le médecin de l’enfant, qui pourra demander les bilans nécessaires (orthophonie, psychomotricité, neuropsychologie).
Non. La rééducation et le suivi médical restent la base de l’accompagnement des troubles dys. Le neurofeedback s’y ajoute pour travailler l’attention, la fatigue et la gestion du stress. Si un traitement médicamenteux est en cours, seul le médecin peut décider de le modifier ou de l’arrêter.
Les études ne montrent pas de bénéfice démontré du neurofeedback seul sur la lecture. Une étude a observé des progrès en orthographe lorsqu’il était associé à un soutien scolaire. Notre objectif est de soutenir les ressources qui rendent les apprentissages moins coûteux.
Comptez en moyenne une trentaine de séances d’une heure, une ou deux fois par semaine : le bilan EEGq, une quinzaine de séances, un bilan de mi-parcours, puis une quinzaine de séances. Nous organisons le planning avec vous pour ne pas surcharger l’enfant.