Bilan EEGq : comment se déroule-t-il et à quoi sert-il ?

L’essentiel en 30 secondes

19 points de mesureL’activité du cerveau enregistrée au repos, sans douleur.
Comparée à une normeUne base de données de personnes du même âge.
Au service de l’entraînementPour construire un protocole sur mesure, puis mesurer l’évolution.
Pas un diagnosticNi un EEG médical, ni une étiquette.

Au centre Élan, chaque accompagnement en neurofeedback commence par un bilan d’EEG quantifié, ou bilan EEGq. C’est lui qui permet de comprendre comment fonctionne votre cerveau, de construire un entraînement sur mesure, puis de mesurer objectivement l’évolution. Voici comment il se déroule, ce qu’il montre, et comment vous y préparer.

Qu’est-ce qu’un EEG quantifié ?

L’électroencéphalogramme (EEG) enregistre l’activité électrique du cerveau grâce à des capteurs posés sur le cuir chevelu. C’est un examen non invasif et indolore : les capteurs se contentent d’écouter, aucun courant n’est envoyé.

L’EEG est dit « quantifié » parce que l’enregistrement est ensuite analysé par un logiciel. Il mesure la puissance de l’activité cérébrale pour chaque fréquence, des ondes lentes aux ondes rapides, puis la compare à une base de données normative, c’est-à-dire à des enregistrements de personnes du même âge. L’écart à cette norme s’exprime en Z-scores.

Les capteurs sont placés selon le système international 10-20, utilisé dans le monde entier, ce qui permet de comparer chaque région du cerveau à la norme.

Pourquoi faire un bilan avant le neurofeedback ?

Parce qu’aucun cerveau n’est identique à un autre. Deux enfants qui ont du mal à se concentrer peuvent présenter des profils très différents. Le bilan EEGq permet :

  • de personnaliser l’entraînement : choisir les zones et les fréquences à travailler, plutôt qu’appliquer le même programme à tout le monde ;
  • de relier la mesure à la clinique : croiser ce que l’on observe sur les cartographies avec les difficultés décrites au quotidien ;
  • de mesurer l’évolution : un bilan intermédiaire, comparé au premier, permet de vérifier objectivement ce qui a changé et d’ajuster le protocole.

C’est toute la différence avec le neurofeedback dit dynamique, que nous détaillons dans notre article neurofeedback dynamique ou EEGq : quelle différence ?

Comment se déroule le bilan EEGq au centre Élan ?

Prise de mesuresanamnèse, questionnaires et enregistrement EEG
Analysecomparaison à la base normative, fréquence par fréquence
Restitutioncartographies expliquées et protocole sur mesure

1. Le rendez-vous de prise de mesures

Le premier rendez-vous commence par une anamnèse approfondie : votre histoire ou celle de votre enfant, les difficultés rencontrées, le sommeil, la scolarité ou le travail, les suivis et traitements en cours, et surtout vos objectifs. Selon l’âge et le motif, des questionnaires complètent cet échange, par exemple sur le sommeil, l’anxiété ou l’attention.

Vient ensuite l’enregistrement. Un bonnet équipé de capteurs est installé sur la tête, avec un gel qui assure un bon contact. L’enregistrement se fait au repos, les yeux ouverts puis les yeux fermés, pendant quelques minutes. Il suffit de rester calme et détendu.

2. L’analyse

Entre les deux rendez-vous, l’enregistrement est soigneusement nettoyé des artefacts (clignements des yeux, mouvements, tensions musculaires), puis analysé : puissance de chaque fréquence, comparaison à la base normative, communication entre les différentes régions du cerveau.

3. La restitution

Lors d’un second rendez-vous, nous vous présentons vos cartographies cérébrales et ce qu’elles signifient, en lien avec les difficultés décrites. Nous vous proposons ensuite un protocole d’entraînement personnalisé, qui associe neurofeedback et biofeedback, ainsi qu’un devis estimatif.

Que montre une cartographie cérébrale ?

Chaque petite tête représente le cerveau vu de dessus, pour une fréquence donnée. Les couleurs indiquent l’écart à la norme : le vert correspond à une activité proche de la moyenne des personnes du même âge, le rouge à un excès d’activité, le bleu à un déficit.

Avant : bilan EEGq initialAprès : bilan EEGq de suivi

Cartographies d'un bilan EEGq avant et après l'entraînement : le déficit d'activité lente visible au bilan initial s'est normalisé

Exemple de cartographies (Z-scores, 1 à 30 Hz). À gauche, le bilan initial : un déficit marqué des ondes lentes (en bleu, 1 à 5 Hz). À droite, le bilan de suivi : l’activité s’est rapprochée de la norme (en vert).

Certains profils reviennent souvent, par exemple un excès d’ondes lentes dans les régions frontales ou un excès d’activité rapide associé à un état d’hypervigilance. Mais aucune cartographie ne se lit isolément : elle prend son sens lorsqu’on la croise avec l’histoire de la personne et ce qu’elle vit au quotidien.

Ce que le bilan EEGq n’est pas

  • Ce n’est pas un diagnostic. Le diagnostic d’un TDAH, d’un trouble du spectre de l’autisme ou d’un trouble dys relève des médecins et des professionnels habilités. Le bilan EEGq est une lecture fonctionnelle, au service de l’entraînement.
  • Ce n’est pas un EEG médical. Il ne recherche pas d’épilepsie ni d’autre maladie, et ne remplace pas un EEG demandé par un médecin.
  • Ce n’est pas une fin en soi. Sa valeur tient à ce qu’il permet ensuite : un entraînement ciblé et une évolution que l’on peut mesurer.

Bien préparer son bilan EEGq

  • Venir avec des cheveux propres et secs, sans gel, laque ni huile.
  • Bien dormir la veille et éviter les excitants (café, thé, sodas) quelques heures avant.
  • Signaler les traitements en cours, sans jamais les interrompre pour le bilan.
  • Apporter les comptes rendus existants : orthophoniste, neuropsychologue, médecin, bulletins scolaires.
  • Pour un enfant, lui expliquer simplement qu’on va « écouter son cerveau » avec un bonnet, sans aucune douleur.

Après un premier protocole d’environ 15 séances, un bilan EEGq intermédiaire, comparé au premier, permet de faire le point et d’ajuster la suite. Pour en savoir plus, découvrez notre programme, du bilan EEGq à l’entraînement, ou contactez le centre.

Questions fréquentes sur le bilan EEGq

Le bilan EEGq est-il douloureux ?

Non. Les capteurs posés sur le cuir chevelu se contentent d’enregistrer l’activité électrique du cerveau : aucun courant n’est envoyé. La seule contrainte est de rester calme quelques minutes pendant l’enregistrement.

À partir de quel âge peut-on faire un bilan EEGq ?

Le centre Élan reçoit les enfants à partir de 5 ans, les adolescents et les adultes. Chez les plus jeunes, l’enregistrement est présenté comme un jeu et adapté au rythme de l’enfant.

Le bilan EEGq permet-il de poser un diagnostic ?

Non. Le bilan EEGq est une lecture fonctionnelle de l’activité cérébrale, qui sert à construire et à suivre l’entraînement. Le diagnostic d’un trouble (TDAH, TSA, troubles dys…) relève des médecins et des professionnels habilités, et le bilan ne remplace pas un EEG médical demandé par un médecin.

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